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La Fée Nicotine

Fée NicotineLa Fée Nicotine, 1902, Louis-Philippe Hébert (1850-1917); bronze et laiton, 21 cm X 47 cm X 13 cm, Musée du Québec, photo : Jean Blanchet, CCQ.

Un peu d'histoire

Parmi les volutes de fumée s'élevant d'une pipe, un corps féminin se matérialise, la Fée Nicotine… Cette statuette, parfois nommée Le rêve du fumeur, illustre la présence de l'Art Nouveau et du Symbolisme dans l'œuvre du sculpteur. Par cette œuvre et quelques autres (Le printemps, La nuit, La souche, etc.) datant de la même période, Louis-Philippe Hébert introduisit la thématique du nu, jusque-là quasi absente, dans l'art canadien.

Cette sculpture fondue chez Petermann à Bruxelles est un bel exemple de bronze d'édition. Cette pratique permettait à un fondeur ou à un éditeur d'acheter de l'artiste les droits de reproduction d'une œuvre et d'en favoriser ainsi une plus grande diffusion.

La restauration

La restauration de cette sculpture visait principalement le dégraissage des surfaces et le patinage de celles-ci par activation thermique de la couche de cuprite, premier niveau d'oxydation du cuivre et de ses alliages.

Une autre version « bronze doré » appartenant au Musée des beaux-arts de Montréal a été présentée lors de l'exposition Louis-Philippe Hébert tenue au Musée du Québec à l'été 2001. Dans cette version, posée sur une base de marbre, la main et la pipe présentent une patine brunâtre qui contraste avec le corps doré de la fée.

Les travaux de restauration ont été effectués en 2000, par Jérôme René Morissette, restaurateur de métaux au Centre de conservation du Québec.